La philo de Lau

Vivre libre?

 

 

Vivre libre, qu’est-ce que ça veut dire ? Dans le film « Into de wild » (que j’adore !), Christopher décide de tout quitter pour aller vivre en communion avec la nature. Au premier abord ça a l’air génial. Le gars s’est détaché de tout ce qui était matériel pour vivre en autosuffisance. Ceci dit, quand on lit ce qu’il écrivait, seul, dans son bus abandonné au milieu de nulle part, on remarque qu’il était bourré de ressentiments envers la société et ses parents. Était-il donc vraiment libre ? Matériellement sans doute. Psychologiquement, j’en doute…

 

La liberté serait donc interne et externe. Chacun fait ses propres choix mais fait-on des choix par peur ou par intuition ? Par sécurité ou par défi ? Par obligation ou par envie ? On dit que choisir c’est renoncer. C’est vrai mais la notion de liberté est propre à chacun.

 

Allen Carr dans son livre « La méthode simple pour en finir avec la cigarette » parle aussi de cette fameuse liberté. Arrêter de fumer est un choix, celui de la liberté. Les drogues, quelles qu’elles soient, nous rendent esclaves d’elles. Il y a certaines personnes qui gèrent leurs dépendances, et tant mieux si c’est vraiment le cas. Ceci dit, pour la plupart des gens qui dépendent d’un produit chimique, la liberté s’arrête là où le produit décide pour elles. Là où elles perdent la maîtrise de leur vie…

 

Robin Norwood dans son livre « Ces femmes qui aiment trop » nous parle de la dépendance affective. Certains diront que l’amour fait mal, c’est normal. Faux ! D’autres diront que ne pas tomber amoureux c’est être libre. Faux ! La vie est faite de hauts et de bas mais souffrir le martyre pour recevoir un peu de pseudo-amour ou fermer son cœur pour se protéger, ce n’est pas vivre. Ce n’est pas la liberté. C’est être dominé par la peur. La peur de ne pas être aimé. La peur de souffrir encore plus. La peur de souffrir de nouveau. La peur de la liberté. La peur de vivre…

 

La liberté c’est pouvoir choisir un chemin puis se rendre compte qu’on s’est peut-être trompé ou que ce chemin-là a fait son temps. Qu’il est temps de passer à autre chose, de prendre une autre route. La liberté c’est d’abord être libre dans sa tête et dans son corps. Sortir de son égocentrisme, de ce que les gens vont penser ou de ce qu’il faudrait faire aux yeux de la société, de nos parents, de nos enfants, du voisin ou du chien du voisin.

 

Comment fait-on ? Chacun a ses propres prisons intérieures, la première chose à faire est de sortir du déni, d’arrêter de fuir et de se rendre compte qu’il y a quelque chose en nous qui nous bloque. Ensuite, au lieu de se lamenter pendant des années, il faut accepter qu’on ne sait pas tout et qu’il y a des solutions. Et enfin, en fonction du problème détecté, chercher les solutions. Ça ne va pas disparaître par magie en restant dans son canapé et en rêvant sa vie à travers son écran. Les solutions on les trouve dans des livres, dans la spiritualité, le sport, les professionnels de la santé, etc. bref quand on cherche on trouve.

 

Un jour un prof a écrit dans un de mes bulletins : Aide-toi et le ciel t’aidera. Je trouvais ça évidemment complètement débile mais cette phrase me revenait souvent en tête. Aujourd’hui je l’ai enfin comprise et je suis tout à fait d’accord… même si je trouve toujours que c’était nul d’écrire ça dans un bulletin d’ado mais ça c’est un autre débat… 😉

2 reflexions sur “Vivre libre?

  1. Michel

    Réflexion.
    «les solutions, on les trouve dans les livres…»
    Peut être ; ça dépend beaucoup du choix du bouquin.
    Il y a aussi moyen de développer une dépendance aux livres «psy» et à la psychologie de magazine en général. Des millions d’arbres ont été abattus pour publier «la même chose», c’est-à-dire l’avis de psychologues de salon (ceux qui passent beaucoup plus de temps à écrire des bouquins et à paraître à la TV qu’à ausculter des patients). Et au final, on en retient que ce qui nous arrange ! Je pense par exemple au «Cessez d’être gentils, soyez vrais» : j’en connais qui ont effectivement cessé d’être gentils… et qui n’ont pas lu l’autre moitié du titre.
    Beaucoup de ces bouquins prônent en principe la non dépendance affective, la «liberté», le chacun pour soi… ce qui amène effectivement le repli sur soi, le détachement, l’indifférence, et finalement la solitude avec ses propres problèmes psychologiques. C’est à se demander si ce n’est pas précisément le but recherché par les psys… pour conserver leur clientèle ?

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